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 Les Misérables, Victor Hugo

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jenninou
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MessageSujet: Les Misérables, Victor Hugo   Mer 25 Juin - 10:13

Les Misérables, Victor Hugo, 1862


Résumé - Les Misérables

La rédaction de ce vaste roman publié en dix volumes en 1862, alors que Hugo est en exil à Guernesey, s’étale sur une longue période, avec des interruptions dues en grande partie aux événements politiques. L’actualité de l’époque a inspiré certains des motifs du roman : ainsi, en 1801, le paysan Pierre Maurin avait été condamné à cinq ans de bagne pour le vol d’un pain ; libéré, il avait été pris en charge par Mgr Miollis, évêque de Digne. Hugo tirera de cette histoire les personnages de Jean Valjean et de Mgr Myriel. Commencé en 1845, sous le titre initial Les Misères, l’auteur termine ce roman, conçu comme un réquisitoire social, en 1861. Il n’achèvera en revanche jamais la longue « préface philosophique ». Entre le roman historique et le roman à thèse, Hugo a voulu avant tout faire de cette œuvre une épopée du peuple.

Les personnages

- Jean Valjean a été condamné au bagne en 1795, pour le vol d’un pain, jugement qui symbolise l’oppression qu’impose une société injuste à une population écrasée.

- Mgr Bienvenu, évêque de Digne, chrétien véritable, sera l’un des premiers à aider Jean Valjean.

- Fantine, ouvrière a été séduite par l’étudiant Tholomyés. Elle est obligée de confier son enfant, Cosette, aux Thénardier.

- Cosette, la fille de Fantine, sera laissé en nourrice chez les Thénardier qui la maltraiteront .

- La famille Thénardier, un couple de cabaretiers sordides qui exploite Cosette.

- Gavroche, gamin de Paris, jeté sur les pavés comme beaucoup d’autres enfants, est seul, sans amour, sans gîte, sans pain, mais joyeux car libre.

- Marius, étudiant, petit-fils d’un grand bourgeois, Monsieur Gillenormand, et fils d’un colonel disparu à Waterloo, découvre la misère du peuple et se rallie au socialisme. Il tombera amoureux de Cosette.

- Le policier Javert incarne l’intransigeance : pas de rémission pour un ancien forçat, pas de grâce pour Valjean.


L'histoire :

En 1815, Mgr Charles-François-Bienvenu Myriel est évêque de Digne, il incarne les plus authentiques vertus chrétiennes et tout le monde l’aime car il est simple et charitable. Dès son arrivée à Digne en 1806, l’évêque a transformé en hôpital le palais où il devait loger et il habite dans le modeste bâtiment jusqu’alors réservé aux malades ; sa maison est ouverte à tous. Mgr Myriel consacre l’essentiel de ses revenus aux pauvres ; il sait consoler les malheureux. Un jour, il accompagne sur l’échafaud un condamné à mort et découvre la guillotine avec horreur ; une autre fois, l’évêque rend visite à un vieux révolutionnaire moribond qui lui montre la grandeur de la Révolution.

Un soir de novembre 1815, un inconnu arrive à Digne ; il a l’air d’un vagabond. Toutes les portes se ferment devant lui la bonne auberge, le pauvre cabaret et même la prison refusent de l’accueillir, on vient d’apprendre que l’homme est un ancien forçat. Cet homme c’est Jean Valjean, c’est un homme de peuple, l’homme du peuple par excellence. Un homme qui aurait pu être bon si les circonstances, si la société le lui avaient permis, mais sa vie infernale en a fait l’individu le plus misérable, le moins éclairé ; vivant dans une atmosphère sordide où les meilleurs deviendraient des damnés, il s’est réfugié dans une inconscience complète, accablé sous les coups d’un destin féroce. La société a fait d’un être faible, une belle brute, et elle entend le traiter comme tel. La seul force qui demeure dans ce forçat est la haine. La liberté qu’on lui rend ne peut plus faire de lui qu’un criminel ; il est admis dans la société, à condition qu’il reste en marge ; on le considère comme un paria, comme un pestiféré, et tous s’écartent de lui. Sauf Mgr Myriel qui lui ouvre sa porte, le fait manger à sa table et lui offre un bon lit. La confiance de Mgr Myriel émeut Jean Valjean, mais plus encore le trouble et le gêne. Condamné pour avoir volé du pain pour nourrir ses neveux qui mourraient de faim, Jean Valjean vient de passer vingt ans au bagne et en ressort aigri, diminué, gâté par d’odieuses promiscuités ; ses tentatives d’évasion ont retardé à plusieurs reprises sa délivrance. Peu habitué au confort d’un lit, l’ancien forçat dort mal : il est repris par ses hantises et se lève, vole dans une armoire six couverts d’argent, le seul luxe de l’évêque, puis il s’enfuit dans la nuit. Le lendemain, Jean Valjean, encadré par les gendarmes, reparaît devant l’évêque : celui-ci, loin d’accuser le forçat de vol, lui offre sa dernière richesse, deux chandeliers en argent, pour l’aider à redevenir un homme honnête. Bouleversé, Jean Valjean cède, sans l’avoir voulu, à une dernière tentation en volant une pièce à un petit ramoneur savoyard qu’il a rencontré sur la route, avant de retrouver la voie du bien. La miséricorde de l’évêque fait son chemin dans cette âme obscure ; une faible lueur s’allume en lui, et une singulière métamorphose commence.

À Paris en 1817, quelques étudiants font un bon repas avec leurs maîtresses à qui ils ont promis une surprise ; au dessert, ils disparaissent, laissant seulement une lettre d’explication qui annonce leur retour définitif en province, dans leurs familles. Fantine, la plus jolie de ces jeunes femmes, est enceinte. Seule, désespérée, elle tente d’élever la petite fille, Cosette, qui lui reste de cette liaison.

Quelques années plus tard, à bout de force, Fantine quitte Paris pour aller travailler à Montreuil-sur-Mer dans le Pas-de-Calais, sa ville d’origine. Sur la route elle fait la connaissance des aubergistes de Montfermeil, de braves gens en apparence, qui ont deux belles petites filles. Fantine leur laisse, moyennant une pension considérable, sa petite Cosette. Cosette n’a pas encore cinq ans quand elle devient la servante-martyre des Thénardier, qui sont en réalité deux sinistres individus.

Montreuil-sur-Mer est devenu une ville prospère grâce à M, Madeleine qui y a récemment créé des industries de verroteries noires. M. Madeleine, nouveau venu à Montreuil, est un homme charitable, il est doté d’une force peu commune. Un jour, il a dégagé un vieillard, Fauchelevent, que sa lourde charrette renversée menaçait d’écraser. L’industriel a été nommé maire de la petite ville, malgré ses réticences. Le policier Javert semble s’intéresser particulièrement à ce notable.

Fantine a trouvé du travail dans les ateliers de M. Madeleine ; elle est relativement heureuse jusqu’au jour où l’on découvre qu’elle a une enfant naturelle ; elle est alors chassée de son emploi. Fantine ne sait plus comment payer les factures de plus en plus pressantes que lui adressent les Thénardier. Elle va sacrifier son corps en vendant d’abord ses cheveux à un fabricant de perruques puis ses dents à un charlatan qui fabrique des râteliers ; elle finit par se prostituer. Une journée d’hiver, elle fait les cent pas dans la rue ; elle est malade. Pour s’amuser, un bourgeois lui glisse une boule de neige dans le dos. Fantine frappe le bourgeois. L’ordre social est menacé. Le policier Javert arrête la prostituée, mais le maire, M. Madeleine, attendri par le récit des malheurs de la pauvre fille, la fait libérer ; il l’installe à l’infirmerie de son usine pour qu’on l’y soigne et il lui promet d’aller chercher la petite Cosette. Par ce geste il essaie de réparer le mal fait à Fantine en son nom.

Une péripétie inattendue empêche le maire de réaliser toutes ses bonnes intentions ; Javert lui annonce qu’on va juger à Arras un voleur de pommes ; l’affaire est grave car le prévenu, qui dit s’appeler Champmathieu, serait en fait l’ancien forçat Jean Valjean. Après un douloureux débat intérieur, ''une tempête sous un Crâne'', M. Madeleine décide de se rendre au procès d’Arras ; là, à la stupeur de tous, il révèle qu’il n’est autre que Jean Valjean. Javert qui soupçonnait la fausse identité de M. Madeleine arrête le maire-forçat, dans la chambre de Fantine, mais réussi à s’échapper, tandis que meurt Fantine, désespérée de n’avoir pas revu sa fille.

Ici, Hugo se met en scène pour raconter une promenade sur le champ de bataille de Waterloo où il a médité sur les causes de la grande défaite de Napoléon en 1815 : il pleuvait ; les canons s’embourbèrent et l’empereur ne put utiliser librement son artillerie, le principal instrument de ses victoires. Mal guidées, les troupes françaises se précipitèrent dans un ravin, où beaucoup de soldats périrent, écrasés. Les renforts attendus n’arrivèrent pas. Cambronne sauva l’honneur ; il refusa de se rendre en lançant à l’ennemi son mot célèbre : M... !

Les champs de bataille, le jour, sont des lieux épiques ; la nuit, on y assiste à des scènes sinistres ; des brigands y détroussent les morts ou les agonisants. À Waterloo, Thénardier écume le champ de bataille ; il dégage d’un monceau de cadavres le corps d’un officier pour lui voler sa montre et sa bourse ; le prétendu mort, revigoré par l’air vif, croit que Thénardier a voulu le sauver et il lui donne alors son nom ''Pontmercy''.

Jean Valjean est retourné au bagne. En 1823, il sauve un marin qui était resté suspendu au grand mât d’un navire ; le forçat en profite pour feindre une chute, il plonge et s’évade en nageant sous le bateau.

Une fois libre, Jean Valjean n’a pas oublié qu’il avait promis à Fantine de recueillir Cosette. Il arrive à Montfermeil, là où il a caché sa fortune à deux pas de l’auberge des Thénardier, un soir de Noël ; il y a beaucoup de monde dans l’auberge des Thénardier. La petite servante, Cosette, se fait discrète : elle est en haillons, le corps bleu de froid et de coups. De sa grosse voix, la Thénardier l’envoie chercher de l’eau à la fontaine, là-bas, en forêt. Cosette part dans la nuit ; elle remplit son seau, mais il est trop lourd, elle ne peut plus avancer ; elle a peur : les arbres, la nuit, sont bien effrayants. Tout à coup, le seau ne pèse plus rien, et la peur s’évanouit, une grosse main a pris le seau ; Cosette se sent protégée. Un homme très fort et très bon la ramène à l’auberge ; il lui fait cadeau d’une magnifique poupée. L’inconnu indemnise les aubergistes cruels et emmène avec lui la petite victime.

L’homme et la petite fille vont à Paris où ils s’installent dans une maison pauvre et isolée, la masure Gorbeau. Jean Valjean se sent surveillé ; il aperçoit Javert qui le guette. L’ancien forçat se sauve avec Cosette dans la nuit. Les policiers le poursuivent et vont le capturer, quand il réussit à escalader un très haut mur avec la petite fille. Les voilà dans un lieu étrange, à la fois merveilleux et horrible ; on croit y entendre chanter les anges et l’on y aperçoit, couchées sur le sol, d’étranges formes qui font penser à des cadavres. Le vieux Fauchelevent, jadis sauvé par M. Madeleine-Jean Valjean, se trouve miraculeusement là pour tout expliquer. Jean Valjean apprend qu’il est au Petit Picpus, un couvent qui est aussi une maison d’éducation pour jeunes filles.

Comment se faire admettre dans cet asile un peu inquiétant, où les hommes ne pénètrent jamais, à l’exception des prêtres et du jardinier Fauchelevent ? Jean Valjean conçoit un projet singulier qui manque de mal se terminer : pour sortir du couvent et y rentrer de nouveau, il prend la place d’une religieuse morte, se fait enterrer dans son cercueil, puis se présente à la Mère supérieure. Il est ainsi officiellement admis comme aide-jardinier, en se présentant comme le frère du vieux Fauchelevent. Jean Valjean a une nouvelle identité ; il va désormais s’appeler le père Fauchelevent. Cosette devient l’élève des religieuses qui espèrent que l’enfant entrera dans les ordres.

Vers 1831, la masure Gorbeau, jadis habitée par Jean Valjean a de nouveaux locataires. Les Jondrette vivent là, misérablement avec leurs deux filles ; ils ont abandonné leur fils Gavroche qui a élu domicile dans la rue et qui est devenu un vrai ''gamin de Paris''. A la fois enfant malingre et homme fait, par la maturité que lui donnent la misère et la nécessité de subvenir à ses propres besoins, cœur d’or et ferment de révolution, malicieux, spirituel mais ''au demeurant le meilleur fils du monde ''. Marius, un jeune homme de bonne famille apparemment, occupe une pièce à côté des Jondrette, dans le bouge.

Marius a passé toute son enfance chez son grand-père, grand bourgeois voltairien, vieillard galant et royaliste intransigeant qui déteste la Révolution et l’Empire. M. Gillenormand a récupéré son petit-fils après la mort de sa fille et il a toujours tenu l’enfant éloigné de son père, un colonel de l’Empire. Marius ne découvre les grandes qualités de son père qu’après la mort de celui-ci ; il s’aperçoit alors que le colonel de Pontmercy fut un héros, mais aussi un homme aimant et doux. Il lui fait jurer de récompenser Thénardier. Marius se penche sur le passé de son père et il prend conscience des grandeurs de la Révolution et de l’Empire. Le grand-père ne peut admettre une telle conversion politique. Après une discussion orageuse, il chasse son petit-fils. Marius refuse toute aide financière et vit dans la pauvreté, il poursuit pourtant ses études et devient avocat. Il vit de quelques traductions mais passe le plus clair de son temps à rêver. Parfois il se promène ; il fait la connaissance d’un groupe d’étudiants, épris de la démocratie antique et n’attendant qu’une occasion pour se révéler des révolutionnaires actifs. Ce sont le bel et inflexible Enjolras, Combeferre le logicien, Prouvaire l’érudit et quelques ouvriers, dont feuilly et Courfeyras qui ont fondé une société secrète, les Amis de l’A.B.C.
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MessageSujet: Re: Les Misérables, Victor Hugo   Mer 25 Juin - 10:14

Lors de ses promenades au Luxembourg, Marius, beau jeune homme réservé, ne remarque guère une fillette assez laide, toujours assise à côté d’un vieux monsieur, dans une allée écartée du jardin.

Mais un jour, l’adolescente s’est métamorphosée en une belle jeune fille ; elle regarde Marius, qui en tombe aussitôt éperdument amoureux ; de cet amour où la timidité et le respect se mêlent à la passion la plus vive. Désormais, le jeune homme met toujours son plus bel habit pour aller se promener. Il suit la jolie promeneuse pour connaître son adresse ; il interroge son portier. Hélas ! La belle inconnue disparaît brutalement. Marius est désespéré.

Marius n’est pas au bout de ses surprises : il découvre que son père, le baron Pontmercy, n’est pas mort, qu’il vit en Normandie et n’a renoncé à voir son fils que pour lui éviter d’être déshérité par son père, Gillenormand. Mais Marius ne retrouve son père que sur son lit de mort ; et devant le cadavre, il lui jure fidélité à son idéal.

Par un trou du mur, Marius découvre l’horrible misère de ses voisins, les Jondrette. Les malheureux vivent de quelques aumônes ; ils sollicitent des personnes charitables. Un jour, ils reçoivent la visite d’un vieux monsieur, M. Leblanc, et sa fille qui exerce la charité. Marius reconnaît avec stupeur les deux promeneurs du Luxembourg. Apitoyé par la situation des Jondrette, le monsieur promet de revenir le soir même avec des secours. Marius assiste alors à d’inquiétants préparatifs dans le bouge ; Jondrette allume un réchaud et fait rougir des fers. Marius, inquiet, avertit la police. Le bienfaiteur de Jondrette revient et tombe dans un guet-apens. Des hommes au visage charbonneux l’entourent ; on le ligote ; on le menace ; on veut enlever sa fille pour qu’il verse une rançon. Le vieillard pour montrer qu’il n’a pas peur de la douleur, s’applique lui-même le fer rouge sur le bras. Va-t-on tuer père de la jeune fille que Marius aime ? Marius va-t-il prévenir les policiers postés au dehors ? Le jeune homme est en proie à la plus cruelle hésitation ; il vient d’apprendre que le bandit Jondrette s’appelle en fait Thénardier qui ont été ruinés et exaspérés par la misère, sont devenus d’assez sordides personnages, à demi-mendiants, à demi-brigands. Marius peut-il livrer à la police l’homme qui a sauvé son père à Waterloo ? La brusque irruption de Javert et de ses hommes met fin à toutes ses hésitations. Thénardier et ses complices sont arrêtés. Le mystérieux vieillard, resté silencieux, s’est, lui, discrètement échappé dès l’arrivée de la police.

En 1831-1832, la France traverse une nouvelle période d’agitation. Le roi Louis-Philippe ne manque pas de qualités, mais le principe du pouvoir monarchique est contesté ; les sociétés secrètes se multiplient ; au faubourg Saint-Antoine à Paris, ouvriers et révolutionnaires se concertent ; la révolte gronde.

Marius est peu attentif au climat politique ; il a quitté la masure Gorbeau pour ne pas avoir à témoigner contre Thénardier dans l’affaire du guet-apens. Le jeune homme a perdu Cosette encore une fois ; il passe beaucoup de temps à rêver et se laisse aller à une oisiveté dangereuse. Mais voici qu’intervient Éponine fille à demi sublime, à demi corrompue. La fille de Thénardier, qui aime Marius sans grand espoir a réussi à retrouver l’adresse de sa jolie rivale du Luxembourg. Elle informe Marius de sa découverte.

Après cinq années passées au couvent, Jean Valjean a décidé de faire connaître le monde à Cosette ; il s’est installé rue Plumet dans une maison protégée des regards par un vaste jardin sauvage ; il a deux autres domiciles à Paris, refuges possibles en cas de besoin. Cosette est amoureuse de Marius, qu’elle a souvent aperçu au Luxembourg. Jean Valjean, jaloux, décide de mettre fin à ces promenades.

Aux Portes de Paris, un matin d’automne 1831, Cosette assiste à un horrible spectacle elle voit passer des galériens enchaînés qui partent pour le bagne. Les promenades réservent parfois de bien mauvaises surprises ; les rues de Paris ne sont pas sûres. Le ''père'' de Cosette est agressé par un jeune brigand qui en voulait à son porte-monnaie. Malgré son âge, Jean Valjean terrasse le jeune homme, lui fait la morale et lui donne sa bourse.

Un mystérieux visiteur se cache parfois dans le jardin de la rue Plumet. Cosette en a peur jusqu’au jour où elle découvre qu’il s’agit de Marius. Les jeunes gens, dissimulés par l’abondante végétation, échangent leurs premières paroles, leur premier baiser, leurs premières caresses, avant de se dire enfin leurs prénoms : Marius, Cosette... Mais une menace bien réelle plane autour de la rue Plumet. Thénardier grâce à l’aide involontaire de son fils Gavroche, qu’il reconnaît à peine, s’est évadé avec ses complices, il prépare un nouveau coup : leur cible est précisément ce vieux monsieur riche qui vit seul avec sa fille, rue Plumet. Mais Éponine Thénardier, qui veille sur les lieux, empêche les malfaiteurs d’accomplir leur forfait, Marius et Cosette, tout à leur amour, ne se sont aperçus de rien.

Leur bonheur ne va pas durer longtemps. Jean Valjean, alerté d’un danger par un discret messager, a décidé de fuir. Cosette apprend à Marius qu’elle doit partir pour l’Angleterre.

Marius a besoin d’argent pour suivre celle qu’il aime ; après quatre ans de brouille, il retourne chez son grand-père et lui annonce qu’il veut se marier. M. Gillenormand ne veut pas de ce mariage, mais il conseille à Marius d’avoir une liaison avec Cosette. Le jeune homme est scandalisé devant un tel sarcasme ; une nouvelle fois, c’est la rupture, alors que le vieillard désespéré, tente en vain de le rappeler.

Le 5 juin 1832, le peuple en colère assiste massivement à l’enterrement du général Lamarque, un ancien soldat de Napoléon. Très vite le cortège se heurte aux forces de l’ordre c’est l’insurrection. Les barricades semblent s’élever du sol ; des boutiques sortent des armes et des hommes décidés et austères.

Gavroche, rejoint des révolutionnaires guidés par Enjolras. Le groupe décide de construire une barricade au cœur du quartier des Halles, au pied du cabaret Corinthe ; les hommes renversent un omnibus, empilent des pavés, font fondre des couverts d’étain pour fabriquer des balles. Mais un mouchard s’est glissé parmi les révolutionnaires. Gavroche l’a reconnu : c’est Javert, le policier, que l’on enferme dans le cabaret en attendant de l’exécuter.

Marius, pendant ce temps, est retourné rue Plumet, mais la maison est fermée : Cosette est déjà partie. Le jeune homme n’a plus qu’à mourir. Répondant à l’appel d’une voix anonyme, il décide d’aller à la barricade, tout autant désespéré d’avoir perdu Cosette que par des sentiments républicains qu’il croit être l’héritage sacré de son père.

La troupe va investir les lieux ; le jeune homme menace de faire sauter des tonneaux de poudre et les forces de l’ordre reculent, On tire sur Marius mais Éponine Thénardier est là et le protège de son corps. C’est elle qui a fait venir le jeune sur la barricade : elle veut mourir avec lui. Éponine blessée remet à Marius une lettre de Cosette puis elle s’éteint en redisant son amour. Informé de la nouvelle adresse de Cosette, Marius lui fait porter un ultime message, rue de l’Homme-Armé. Jean Valjean est extrêmement troublé. Par hasard, le ''père'' de Cosette vient de lire une lettre d’amour adressée par sa ''fille '' à Marius. Désespéré et jaloux, le vieillard descend dans la rue et s’assied sur une borne.

Gavroche arrive et lui remet la lettre pour Cosette. Le gamin repart pour la barricade par les rues obscures ; il chante et jette des cailloux sur les rares réverbères encore allumés. Jean Valjean blessé au cœur par cet amour que se porte mutuellement Cosette et Marius est résolu à se sacrifier pour lui rendre son indépendance. Le vieil homme marche sur les traces du gamin.

Une nuit a passé et la situation a évolué ; le 6 juin, les Parisiens ne soutiennent plus les révolutionnaires. La barricade isolée veut quand même résister jusqu’au bout. Enjolras décide que cinq hommes qui ont des familles à charge doivent quitter le combat ; on leur donne les uniformes des gardes nationaux qui ont été tués pour qu’ils puissent fuir. Il manque un habit, mais voilà qu’un uniforme inespéré tombe du ciel ! C’est celui que vient de jeter Jean Valjean en arrivant sur la barricade,

Maintenant, on tire au canon sur les insurgés. Les munitions se font rares Gavroche profite d’un moment d’accalmie pour aller faire provision de cartouches chez les soldats ennemis tués. Le gamin chante pour provoquer les gardes nationaux. On le prend pour cible ; il court, il est partout, on ne peut pas l’atteindre, mais tout le monde rit. Tout à coup une balle frappe l’enfant. Gavroche meurt sans avoir pu terminer son dernier couplet :

Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire,

Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à...

La fin approche pour tous. Jean Valjean demande l’autorisation d’exécuter Javert. Il emmène le mouchard derrière la barricade, décharge ses pistolets en l’air et libère le prisonnier après lui avoir indiqué son adresse. Les gardes nationaux donnent l’assaut. Les derniers insurgés républicains se réfugient dans le cabaret pour une ultime résistance ; tous vont mourir.

Tandis que Marius s’évanouit, le visage en sang, il se sent saisi par une main vigoureuse. Jean Valjean se sauve par les égouts, véritable '' intestin du Léviathan '', emportant le blessé. La police est descendue dans cet immense réseau souterrain et traque les insurgés ; Jean Valjean lui échappe de justesse. Il manque ensuite de se noyer dans la fange. Après une longue et douloureuse marche dans les entrailles de la capitale dont Jean Valjean a fait preuve de vigueur physique et une force d’âme peu commune, il atteint enfin une grille de sortie, suprême espoir. La grille est solidement verrouillée. Jean Valjean sent alors une présence à ses côtés : il se retrouve face à face avec Thénardier qui ne le reconnaît pas. Moyennant une solide rétribution, Thénardier ouvre la grille à l’homme qu’il prend pour un meurtrier chargé d’un cadavre. À peine sorti, Jean Valjean est arrêté par Javert qui guettait justement Thénardier près de la grille d’égout donnant sur la Seine.

Jean Valjean obtient l’autorisation de déposer Marius toujours évanoui chez son grand-père. Javert accompagne ensuite l’ancien forçat chez lui rue de l’Homme-Armé, mais le policier, au lieu d’attendre son prisonnier à la porte de sa maison, disparaît soudain. Javert vient de découvrir un nouvel ordre des choses où les forçats peuvent être bons et généreux, où la loi et la justice humaines ne sont plus les garants infaillibles du bien et du mal. Javert ne supporte pas de voir ainsi remise en question sa vision du monde ; il se jette dans la Seine.

Pendant quatre mois, Marius est entre la vie et la mort ; son grand-père, M. Gillenormand, le veille anxieusement. Un vieux monsieur vient régulièrement demander de ses nouvelles et une belle jeune fille prépare ses pansements. Marius se remet peu à peu ; son grand-père lui permet d’épouser Cosette à qui son ''père'' donne une très grosse dot de 600 000 francs. Dans les salons de M. Gillenormand, les cristaux brillent de tout leur éclat pour le repas de noces. Puis les jeunes gens retrouvent leur intimité et connaissent ce grand bonheur sur lequel veillent les anges. Rentré chez lui, Jean Valjean passe la nuit à pleurer ; il est de nouveau la proie d’un cruel débat intérieur : doit-il révéler à Marius, qui le connaît sous le nom de Fauchelevent, sa véritable identité ?

Le lendemain, il avoue au jeune homme qu’il est un ancien forçat et que Cosette n’est pas sa fille. Marius, ignorant la vraie personnalité du forçat, se rappelle alors tous les comportements curieux de Jean Valjean et décide que le vieillard espacera ses visites à Cosette, puis ne la verra plus jamais.

Privé de ses enfants chéries, Jean Valjean dépérit et tombe gravement malade. Il va mourir, seul, dans une petite chambre de la rue de l’Homme-Armé quand on frappe à la porte.

Marius et Cosette sont là ; tous deux ont le même cri : Père !

Marius vient de découvrir tous les mérites de Jean Valjean : au lieu d’exécuter Javert il l’a libéré. C’est Jean Valjean aussi qui l’a sauvé, lui Marius, en le portant dans les égouts. Et tous ces actes d’héroïsme et de générosité ont été accomplis dans la discrétion la plus absolue. La famille est réunie. Jean Valjean révèle les secrets de son affaire de perles noires, au temps où il était M. Madeleine. La dot de Cosette a été honnêtement gagnée ! Maintenant il est prêt ; non seulement il consent à mourir, mais il appelle la mort. La vue de ceux qu’ils considèrent comme ses enfants lui donne le plus grand bonheur de sa vie et il expire dans leurs bras en larmes, rassénéré et justifié.

Seuls quelques vers gravés sur une dalle anonyme dans un coin écarté du cimetière du Père Lachaise évoquent cette douloureuse destinée.
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