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 La Peau de chagrin, Honoré de Balzac

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jenninou
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MessageSujet: La Peau de chagrin, Honoré de Balzac   Mer 25 Juin - 15:10

La Peau de chagrin, Honoré de Balzac, 1831




L'histoire :

À Paris, un soir de 1830, le marquis Raphaël de Valentin, «jeune homme» aux «cheveux blonds» bouclés, passe par une maison de jeu, se promène sur les quais de la Seine. Son moral est bas et il pense au suicide. Pendant sa promenade, il entre chez Taillefer, l’antiquaire du quai Voltaire. Après qu’il ait contemplé de nombreux objets de valeur, le marchand lui montre une «peau de chagrin» à l’apparence étrange, qui est un talisman magique qui assure à son possesseur la satisfaction de tous ses désirs mais qui diminue d’autant à chaque plaisir nouveau, abrégeant d'autant sa vie.

Raphaël acquiert la peau en affirmant qu’il veut vivre avec excès. En sortant de la boutique, il marche encore dans la ville et rencontre des amis qui l’emmènent dîner dans un restaurant où se trouvent de nombreux convives parmi les plus remarquables de Paris. À la fin du repas qui a tourné à l’orgie, Raphaël expose à l’un de ses amis, Émile, les raisons de son profond malaise, en lui racontant sa vie.

Sa jeunesse studieuse a été consacrée à une “Théorie de la volonté”, mais de caractère faible, il a abandonné son rêve «d'une grande renommée littéraire» pour la «conquête du pouvoir», ambition que son père, qui l’écrasait, avait pour lui, ayant voulu qu’il fît son «droit en conscience». Mais il mourut, et Raphaël n’eut plus qu’une modeste rente et lui, qui avait «l’imagination la plus vagabonde, le cœur le plus amoureux, l’âme la plus tendre, l’esprit le plus poétique», abandonna ses études et s’installa dans une mansarde d’un hôtel où il lutina Pauline Gaudin, la fille de la maîtresse de l’hôtel, belle, «gracieuse», possédant «des formes qu’une femme eut admirées», semblant «être tout à la fois jeune fille et femme». Elle lui était totalement dévouée, tout en restant très discrète.

Raphaël rencontra ensuite Eugène de Rastignac, qui le fit entrer dans la haute société et lui présenta Fœdora, la femme la plus en vue de Paris. Il s’ensuivit entre eux un long jeu de séduction dans lequel elle se refusa et où, ayant dépensé la totalité de sa fortune, il finit par renoncer. Il gagna alors un petit pactole au jeu, et, dans un élan suicidaire, décida avec Rastignac de le dilapider en menant une vie de débauche. Il quitta pour cela sa mansarde et abandonna donc Pauline. Sa fortune maintenant dissipée, il est toujours en vie.

Raphaël sort alors de sa poche la peau de chagrin et souhaite disposer de deux cent mille livres de rente. À la fin de la soirée, les deux amis s’endorment sur place. Le lendemain matin, un notaire annonce à Raphaël qu’il a hérité d’une immense fortune. Il veut alors «vivre avec excès», mais, la peau diminuant, il prend peur et reprend «toute sa raison par la brusque obéissance du sort». Il veut alors «vivre à tout prix» et, pour ne plus rien souhaiter, s’installe seul dans un grand hôtel privé de la rue de Varennes qu’il s’est offert, duquel il sort très peu. Cependant, un soir, il se rend au Théâtre Italien et y rencontre Pauline, devenue baronne et riche grâce à l’héritage de son père et revenue de l’étranger où il s’était enrichi. Le lendemain, en se revoyant, ils se déclarent leur amour et ne se quittent alors presque plus. Il se laisse «aller au bonheur d’aimer».

Cependant, à la suite de vœux involontaires, la peau de chagrin se réduit considérablement. Raphaël la jette alors au fond d’un puits et se laisse aller à sa vie amoureuse. Mais, un jour, la peau lui est ramenée par son jardinier, inaltérée mais encore restreinte. Il consulte des sommités de la science afin de déterminer sa nature et de vérifier sa résistance, essaie alors de la détruire par tous les moyens possibles : compression, combustion, réactions chimiques, mais rien n’y fait, elle est indestructible. Cela le désespère. Une nuit, Pauline remarque que, pendant son sommeil, il a du mal à respirer : il est dévoré par la phtisie. Sur les conseils de ses médecins, il part donc en cure à Aix, où, restant «longtemps seul», se montrant «peu soucieux des autres», il est rejeté par les autres patients. Il tue même, aidé par le talisman, l’un d’eux lors d’un duel. Il part alors prendre les eaux du Mont-Dore, en Auvergne, mais demeure chez des paysans dans la montagne où, voulant se fondre avec la nature, il reste un temps tandis que son état de santé se dégrade de plus en plus. Puis il rentre chez lui où l’attendent de nombreuses lettres de Pauline qui est accablée de ne plus le voir car, s’il l’aime encore, il la repousse de peur qu’elle ne le fasse mourir : «Si tu restes là, je meurs». Elle revient pourtant un soir alors qu’il est très mal en point. Il lui dévoile alors son destin, lié au talisman, ce qui entraîne une dispute pendant laquelle la peau rétrécit inexorablement. Dans un élan de passion, Pauline veut alors se suicider, mais elle en est empêchée par Raphaël, et c’est finalement lui qui meurt.
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