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 MONTAIGNE, les Essais (incipit)

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jenninou
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MessageSujet: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Mer 25 Juil - 17:34

AU LECTEUR.

C'EST icy un livre de bonne foy, lecteur. Il t'advertit dés l'entree, que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique & privee : je n'y ay eu nulle consideration de ton service, ny de ma gloire : mes forces ne sont pas capables d'un tel dessein. Je l'ay voüé à la commodité particuliere de mes parens & amis : à ce que m'ayans perdu (ce qu'ils ont à faire bien tost) ils y puissent retrouver aucuns traicts de mes conditions & humeurs, & que par ce moyen ils nourrissent plus entiere & plus vifve, la connoissance qu'ils ont eu de moy. Si c'eust esté pour rechercher la faveur du monde, je me fusse paré de beautez empruntees. Je veux qu'on m'y voye en ma façon simple, naturelle & ordinaire, sans estude & artifice : car c'est moy que je peins. (phrase de grammaire) Mes defauts s'y liront au vif, mes imperfections & ma forme naïfve, autant que la reverence publique me l'a permis. Que si j'eusse esté parmy ces nations qu'on dit vivre encore souz la douce liberté des premieres loix de nature, je t'asseure que je m'y fusse tres-volontiers peint tout entier, & tout nud. Ainsi, Lecteur, je suis moy-mesme la matiere de mon livre : ce n'est pas raison que tu employes ton loisir en un subject si frivole & si vain. A Dieu donq.


De Montaigne, ce 12 de juin 1580.
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jenninou
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MessageSujet: Re: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Lun 20 Aoû - 19:09

Il s'agirait de voir dans cet adresse au lecteur comment Montaigne présente son projet singulier : à savoir, un essai "autobiographique" dans lequel prédomine la sincérité et la recherche de soi.

champ lexical de la sincérité : "bonne foy", " c'est moy que je peins", "je m'y fusse tres-volontiers peint tout entier, & tout nud".

champ lexical du projet autobiographique : "traicts de mes conditions & humeurs", "la connoissance qu'ils ont eu de moy", "c'est moy que je peins", "Mes defauts s'y liront au vif, mes imperfections & ma forme naïfve", "je m'y fusse tres-volontiers peint ", "je suis moy-mesme la matiere de mon livre".

l'auteur insiste sur le fait qu'il s'agit d'un essai, donc peu d'organisation interne, pas de véritable projet, de la modestie (presque ne se considère pas comme un écrivain) : "je ne m'y suis proposé aucune fin : je n'y ay eu nulle consideration de ton service, ny de ma gloire ", " Je l'ay voüé à la commodité particuliere de mes parens & amis", "Si c'eust esté pour rechercher la faveur du monde, je me fusse paré de beautez empruntees", "ce n'est pas raison que tu employes ton loisir en un subject si frivole & si vain".

Tout cela place Les Essais dans une position très particulière, et montre à quel point cette oeuvre est originale et inclassable.
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Enola



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MessageSujet: Re: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Ven 24 Aoû - 18:16

Introduction :

- Montaigne (1533-1592) ; éducation humaniste
- auteur d'un seul livre : les Essais ; genre crée par Montaigne = l'essai est un exercice de jugement sur tous les sujets qui se proposent à l'esprit
- littérature d'idées
- trois livres et trois dates : 1580 (il publia les deux premiers livres des Essais) ; 1588 (publia le troisième livre) et en 1595 (nouvelle édition et annotation ; édition posthume)
- ici : préambule adressé au lecteur, situé avant le livre 1 où Montaigne présente au lecteur son oeuvre qui aura pour projet sa propre vie

Découpage :
en quatre parties :
- de « C'est icy un livre de bonne foy »... à « ne sont pas capables d'un tel dessein » = Montaigne assure au public sa « bonne foy » et sa sincérité
- de « Je l'ay voüé à la commodité »... à « la connoissance qu'ils ont eu de moy » = les Essais sont destinés à ces proches
- de « Si c'esut esté »... à « tout nud » = l'auteur se présente avec sincérité et naturel
- de « Ainsi, Lecteur » à « A Dieu donq » : M. congédie le lecteur

Projet de lecture :
Il s'agirait de montrer dans cet avis « Au lecteur » comment Montaigne par un pacte de lecture autobiographique annonce le ton et la finalité de son projet : écrire pour mieux se connaître.

Explication linéaire :

le titre :
- apostrophe « Au lecteur » (notons deux apostrophes similaires dans les première et dernière phrases de l'incipit ; effet de redondance afin de sceller le lien entre l'auteur et son lecteur)
- lecteur = un destinataire de l'oeuvre et du pacte autobiographique ; M. s'adresse directement à son lecteur et va lui expliquer son projet ; au singulier car marque de complicité et de familiarité ainsi qu'une allusion à la lecture individuelle (développement de l'imprimerie et diffusion de manuscrits)
- l'importance du lecteur s'explique aussi par l'humanisme de Montaigne qui considère que ce qu'il va écrire va être partagé avec les autres hommes

phrase 1 :
« C'est icy un livre de bonne foy, lecteur ».
- outre la reprise en anaphore de l'adresse au lecteur, nous pouvons noter que dès le début du préambule, M. affirme sa sincérité avec une phrase déclarative affirmative au présent
- le CDN « de bonne foy » connote un climat de confiance, de loyauté entre M. et son lecteur ; renforcé par l'adverbe déictique « ici »
= l'auteur et le lecteur sont réunis par l'intermédiaire du livre, de la lecture
= M. présente son projet, son oeuvre

phrase 2 :
« Il t'advertit dès l'entree »
- tutoiement avec pronom personnel « t' » et adjectif possessif « ton » = marque de familiarité, de complicité et de collaboration
- proche du dialogue pour faciliter l'accès du lecteur au livre ; moyen aussi d'attirer sa curiosité ;
- fonction du préambule est annoncée explicitement « il t'advertit dès l'entree » = discours direct ; ton impératif ; caractère informatif : éveille l'attention du lecteur ; doit être attentif ; des conseils et pistes de lecture seront donnés
- auteur = guide ; pacte autobiographique : engagement que prend un auteur de raconter directement sa vie (ou une partie, ou un aspect de sa vie) dans un esprit de vérité.
« que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique et privee »
- pronom personnel « je » : fonction sujet et « m' » : fonction COD
- auteur = narrateur = écriture du moi ; proposition subordonnée relative négative qui décrit son intention, objectif ; M. utilise la négation pour montrer ce qu'il ne fait pas et surtout pour mettre en valeur ses choix et intentions ; balancement entre les deux
- « que » : conjonction qui reprend la conjonction introduite dans la 1° subordonnée pour insister sur le groupe adjectivale synonymique
= les Essais sont uniquement destinés à ses proches et à l'auteur lui-même ; pas visée littéraire
- modestie de M.
- étonnement et ambiguïté car le lecteur semble soudain exclu
« je n'y ay eu nulle consideration de ton service, ny de ma gloire : »
- phrase négative renforcé par adj. « nulle » et conjonction « ni » = effet d'insistance
- ici négation polémique : M. s'oppose à une affirmation d'autrui, à des préjugés qu'il veut réfuter (écrire pour la gloire, la fortune, l'estime...)
- pronom possessif « ton », « ma » : toujours pacte autobiographique (s'interroge sur les liens et rapports entre auteur et lecteur)
- substantifs « service «  et « gloire » antithétiques avec « domestique et privee » = il nie pour mieux affirmer, pour montrer sa différence et par là sa sincérité
- originalité et singularité de sa démarche
« mes forces ne sont pas capables d'un tel dessein » :
- les deux points marquent une pause dans le discours et font ici office de conclusion
- reprise de la négation (redondance) = ici signe de faiblesse, de fatigue (notons que M. a fait l'expérience de la souffrance et de la maladie)
- ne recherche pas la faveur du monde ; cela ne l'intéresse pas
= pacte autobiographique entre M. et son lecteur : relation intime entre les deux basée sur la sincérité et la confiance ; mais son oeuvre semble se destiner à ses proches ; paradoxe car même si ses Essais sont destinés à un public intime, ils sont publiés et accessibles à tous....
= M. refuse par faiblesse (est malade) la gloire, la richesse, la reconnaissance CAR écrit pour lui, pour se connaître
= fonction informative du préambule : M. s'explique, se justifie

phrase 3 :
« Je l'ay voüé à la commodité particulière de mes parents et amis : »
- commodité = intérêt ; donne des précisions sur les destinataires de ses Essais ; possessif « mes » renvoie bien à un dessein « domestique et privee »
- adj « particulier » éveille la curiosité du lecteur ; pourquoi M. réserve-t-il son oeuvre à ses proches? Pourquoi exclure le lecteur? Quelle est cette particularité?
« à ce que m'ayans perdu (ce qu'ils ont à faire bien tost) ils y puisssent retrouver aucuns traicts de mes conditions et humeurs » :
- avec les deux points, M. s'explique et se justifie de nouveau ; écrit car désir de survivre dans la mémoire de ses proches
- anticipe sa mort avec le participe « ayant perdu » ; dramatise en soulignant l'imminence de sa mort avec l'adv. « bien tost » et la parenthèse ; écrit alors qu'il sait qu'il va mourir (calculs dans les reins) , ton tragique et pessimiste ; proche du testament ; « aucuns » : valeur positive jusqu'au 17° siècle donc ici effet d'insistance ; écrit pour laisser un souvenir précis
- « conditions et humeurs » : synonymes redondants à valeur intensive ; justifie son projet autobiographique : écrire est un moyen de lutter contre la mort
- forte antithèse « perdu » - « retrouvé » qui insiste sur le caractère éternelle de l'écriture, du livre ; les mots restent, le corps non
« et que par ce moyen ils nourrissent plus entiere et plus vive, la connaissance qu'ils ont eu de moy. »
- écrit pour que ses proches le connaissent mieux ; idée mise en valeur par les comparatifs (insiste avec rythme binaire) « plus entiere et plus vive » ; ne veut pas que l'on est une fausse image de lui ; il veut tout faire connaître sur lui
= justifie son dessein de sincérité ; va mourir, et veut se montrer tel qu'il est vraiment à ses proches ; entreprise autobiographique = dans les Essais le « moi » tient donc la 1° place

phrase 4 :
« Si c'eust esté pour rechercher la faveur du monde, je me fusse paré de beautez empruntees. »
- conjonction « si » , subjonctif imparfait et conditionnel = montre ce qu'il ne fait pas ; redondance dans les idées pour insister sur sa différence, sur l'aspect singulier et novateur de son projet ; champ lexical de l'artifice : « la faveur du monde », « beautez empruntees » mais ici hypothétique ; M. refuse le mensonge et la ruse

phrase 5 :
« Je veux qu'on m'y voye en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans estude et artifice : car c'est moy que je peins. »
- énonce ici clairement son projet ; opposition avec phrase précédente : force du vb de volonté au présent
- opposition dans les thèmes : artifice opposé au naturel ; accumulation d'adjectifs pour insister sur son projet ; nouvelles antithèses afin d'insister sur son véritable caractère ; il veut se présenter le plus vrai, le plus simple possible ; conception humaniste = grande confiance en la Nature et en l'homme ; sujet de son oeuvre est sa propre vie, son expérience
- image de l'autoportrait en peinture (époque où apparaissent en peinture les 1° autoportraits) avec le vb « peins » = autoportrait est ici moral et psychologique, non physique ; bien dans une autobiographie car le narrateur (auteur) s'implique et s'identifie comme le personnage dont il parlera ; justifie son oeuvre

phrase 6 :
« Mes defauts s'y liront au vif, mes imperfections et ma forme naïve, autant que la reverence publique me l'a permis. »
- sincérité ; souci de vérité ; dire la vérité, c'est aussi parler de ses défauts ; avec « au vif » : image = montrer les choses telles qu'elles sont ; conception humaniste = pour être heureux, il faut s'accepter même ses défauts ; M. se fixe tout de même une limite : ne pas choquer le lecteur (règle de bienséance)

phrase 7 :
« Que si j'eusse esté parmy ces nations qu'on dit vivre encore souz la douce liberté des premires loix de nature, je t'asseure que je m'y fusse tres-volontiers peint tout entier et tout nud. »
- retour du système hypothétique ; valorise (adj. Mélioratif) la culture des indiens du Nouveau monde et leur naturel ; s'intéresse aussi aux autres civilisations
- désir de se décrire avec encore plus de sincérité (et de détail) marqué par l'intensif « très » et la redondance « entier » et « nu » mis en valeur par « tout » (rythme binaire qui martèle le propos)
- il donne des limites à l'écriture autobiographique, si Montaigne avait vécu ailleurs (il veut dire dans un pays de censure moins sévère), il aurait écrit sur lui encore plus de choses car il est occidental et doit respecter certaines règles de la bienséance

phrase 8 :
"Ainsi, Lecteur, je suis moy-mesme la matiere de mon livre : ce n'est pas raison que tu emplyes ton loisir en un subject si frivole et si vain. A Dieu donq. »
- avec adv « Ainsi » clôt son préambule et conclut ; définit une dernière fois son projet ; vraiment pacte autobiographique = M. affirme clairement qu'il est à la fois le sujet de son oeuvre et l'objet de sa connaissance ; insiste avec l'adv. « même »
- fin assez paradoxale et ambiguië = souligne le manque de sérieux avec une redondandce, utilisation de synonmyes et l'adverbe d'intnesité « si » ; pourquoi? Fausse modestie? Doute de l'écrivain sur son travail? Sincérité? Il est conscient du paradoxe de l'autobiographie : problèmes d'écriture (pas assez sincères ou trop personnel), problèmes de public visé (sera t-il intéressé par la vie privée d'un individu ? ; Montaigne congédie ensuite le lecteur.

phrase 9 :
« De Montaigne, ce 12 de juin 1580. »
- autobiographie car identification de la personne réelle (auteur) avec une signature et une date précise

Conclusion :
- préambule présente les caractéristiques de l'écriture autobiographique : M. parle de lui à la 1° personne, propose un pacte de lecture : se présenter avec sincérit& et naturel
- grâce au pacte de lecture, l'attente du lecteur est créée et orientée
M. adopte ainsi une démarche humaniste en plaçant la peinture de l'homme au coeur de sa réflexion
- même si les Essais pas véritable autobiographie (car pas récit rétrospectif mais ouvrage de réflexions sur des sujets chers à M. : amitié, éducation, mort...), texte original et singulier car présente pour la 1° fois une écriture autobiographique dans la littérature française
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jenninou
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MessageSujet: Re: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Sam 25 Aoû - 15:35

Alors j'ai lu assez transversalement hein...donc il se peut que je me trompe dans mes "critiques"! Wink

Je trouve que des fois ton commentaire est trop grammatical : à quoi sert de dire qu"il y a un COD, si ça n'éclaire pas le sens de la phrase, apporte une nuance ou autre? Donc de la grammaire gratuite est à proscrire me semble-t-il....
Sinon, il me semble bien que tu n'as pas beaucoup vu l'aspect "ambigu" de cette annonce au lecteur.
Il dit que ce livre n'est pas destiné au public mais à sa famille. Or, ce livre est publié : n'y aurait-il pas une certaine hypocrisie? un peu de mensonge de la part de Montaigne qui se plait à dire que ce livre est un livre non construit, personnel? (là il me rapelle un peu Rousseau).
Le mot "Essais" ne serait-il pas plus à prendre dans le sens de "premier en son genre" plutôt que comme genre? N'oublions pas qu'ici, le livre se situe entre narration et réflexion, entre essai et autobiographie (n'oublions pas que le terme "autiobio." est anachronique).
Une remarque, Montaigne dit "au lecteur", au singulier...mais c'est un singulier qui s'adresse à un pluriel (il n'y aura pas qu'un lecteur!), tout comme son véritable projet : parler de lui c'est parler à la fois à chacun et à la fois à tous. Sa condition d'homme lui permet de parler de l'Humanité : c'est ça la part humaniste de l'oeuvre (du cas particulier, en tirer une loi générale qui permet d'instruire les Hommes: presque une démarche scientifique), une réflexion philosophique de ses perceptions, ses émotions, ses maladies....
Non?
Ceci dit Enola, ce que tu as dit est juste (très juste) il me semblait que tu n'avais pas assez insister sur ses questions....si oui,1000 excuses! Wink
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Enola



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MessageSujet: Re: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Sam 25 Aoû - 16:31

Merci pour tes remarques Jenninou! Wink

J'ai un peu de mal à faire la différence entre une ET, un commentaire grammatical et stylistique... Comme je travaille sur une phrase à la fois, j'ai tendance à faire toutes les remarques que je vois... A corriger au plus vite!!!! Embarassed Mais tu as raison, le but est d'apporter du sens au texte ; je ne dois donc pas chercher à tout analyser...

J'ai juste évoqué les points que tu as énoncé dans mon ET mais sans les développer....

- pour l'ambiguïté des destinataires (lecteur/proches), je pense que l'on peut aussi y voir une forme d'ironie (forme de provocation?), peut-être pour susciter l' intérêt du lecteur, pour éveiller sa curiosité...

- on peut aussi (comme tu l'as dit) insister sur la dimension humaniste des Essais = M. nous renseigne aussi sur nous-mêmes et sur la nature humaine ; donc il ne s'agit pas seulement du portrait véridique d'un individu ; par contre comment le prouver dans ce préambule? comment montrer qu'il fait du cas particulier une loi générale?

- j'aurai dû insister sur le genre de l'essai et son originalité, comme tu l'as dit avec le mélange de narration, réflexion, entre essai et autobiographie ; les Essais sont bien le compte-rendu des tentatives, réflexions, expériences de M. ; le journal d'un homme (humaniste) à la recherche de la sagesse
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Enola



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MessageSujet: Re: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Sam 25 Aoû - 16:35

des idées pour une correction sur le forum de révisions du Trouble :

http://journaldebordcapes.forumactif.com/INDEX-DES-NOTIONS-REVUES-c1/EN-FRANCAIS-MODERNE-FM-c6/Explication-de-texte-f54/ET-MONTAIGNE-Essais-avertissement-au-lecteur-t843.htm?highlight=montaigne
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jenninou
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MessageSujet: Re: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Sam 25 Aoû - 17:01

ALors puisque l'on a un incipit je pense qu'il est indispensable de faire une projection sur l'ensemble de l'Oeuvre. C'est un incipit et donc, il est écrit après la rédaction de l'Oeuvre. Pour bien le comprendre et l'analyser n'est-il pas nécessaire de se référer à l'oeuvre? de faire certaines références à ce que lon pourra lire dans l'Oeuvre? Ainsi, l'on n'a pas besoin de trouver la justification de l'Humanisme dès l'avis au lecteur, mais dire que c'est le projet de son Oeuvre et qu'il sera développé tout au long de ses Essais. Il suffit juste de dire qu'ici avec le singulier (au lecteur), il vise un public plus large qu'une seule personne et que donc l'individualité, le singulier réfère au général, au pluriel et qu'ainsi on perçoit déjà la veine humaniste qui ne cessera de s'affirmer tout au long de son Oeuvre. Non?

Merci pour le lien Enola! Wink
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Enola



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MessageSujet: Re: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Sam 25 Aoû - 17:08

De rien! Wink

Je suis d'accord avec ton explication...
Merci encore pour tes éclaircissements!!!
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jenninou
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MessageSujet: Re: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Sam 25 Aoû - 17:11

De rien!!! Very Happy
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MessageSujet: Re: MONTAIGNE, les Essais (incipit)   Aujourd'hui à 8:44

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